Midnight Sofa

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Midnight Sofa est un lyonnais, Charles Goineau, un homme mélancolique et poétique qui nous promène dans son nuage mélodique. 

Après avoir commencé son projet à Lyon, il débarque à Paris. Il fait alors de nombreuses rencontres et décide de s’entourer pour faire évoluer sa musique. C’est avec le producteur Alexandre Grox qu’il réalise son premier EP en ajoutant une touche hip/hop à ses chansons amoureuses et languissantes. 

Inspiré par Chet Baker, Sade ou encore le duo Haute, il exprime dans ses chansons ses interrogations sur l’amour et les relations humaines. Ses productions sont précises et agréables tout en laissant un coté trip-hop entrainant. Pour amplifier l’incarnation de ses chansons, Charles n’a pas hésité à faire appel à la chanteuse CARMÉ, en collaboration sur l’un des 5 titres de son premier EP : Love, Sooner or Later.

Multipliant les concerts dans la capitale depuis juillet dernier, Midnight Sofa a eu l’occasion de jouer au Réservoir ou encore en première partie de Jones à la Boule Noire. 

Venez vite l’écouter ICI ou le découvrir en concert !

DECA (Interview)

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For the release of his 6th album « The Way Through », the rapper DECA talks about his early influences, his thoughts about today’s world and his ideas for the future.

(VERSION FRANÇAISE PLUS BAS)


  • Can you briefly introduce yourself for people who don’t know anything about you ?

Yeah, I’m a rapper, producer, and visual artist, living in NY by way of Denver, CO.

  • Where did you get inspiration to start rapping ?

I wrote my first verse around 96′. I was just influenced by who I was listening to and what was coming out at the time : Busta Rhymes « The Coming », Wu-Tang Forever « Beats Rhymes and Life », Nas « It Was Written ». I heard what they were doing and wanted to do the same thing. Not as something I was taking seriously at the time but just for fun. 

Also, an older friend of mine named Jama introduced me to freestyling around then and that became the routine all throughout high school and my early 20’s. Freestyle and make music.

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  • Is your drawing process the same as you writing process ?

No, I’d say I take music and writing a lot more serious than I do drawing and painting. Visual art’s more like meditation for me where as music I spend a lot more time trying to refine. The process might be a little similar though. A lot of free association and working with whatever comes up.

  • « The Way Through » is your fourth album. Did you produce it the same way you did for the other ones or did you have a different vision ?

It’s actually my sixth solo album but the first two aren’t available online. 

I think I produced all of them a little different. I used the same equipment that I’ve always used, but you learn new tricks and techniques as you go along. Your tastes change as well, so I think the sounds and mood of all my albums have changed from one to the next. They’re all also really similar in a lot of ways.

                           

  • Do you think there’s always « A Way Through » ?

I do. I don’t think you can always see it when you’re suffering whatever it is that you’re suffering, but I definitely think that doors open in places where before you just saw a cage. We’re not always in a place spiritually and psychologically where we can see those openings though.

  • What do you think of recent events in the U.S.A. ?

I think we live in very dark, chaotic times. Not just in the U.S. but world wide. This didn’t just start in the U.S. with the current administration though. I think people are rightfully outraged, but are too busy pointing fingers at our collective scapegoat instead of looking at some of the broader issues and things going on behind the smokescreen.

Collectively we’re blindly forging ahead and destroying the world in the process. On the brighter side, sometimes the greatest changes in the world occur after a time of chaos. As fearful as I am, sometimes it takes chaos for something new to emerge.

  • Where do you see yourself in 10 years ?

I honestly have no idea. Happily married, doing what I love to do and making a good living doing it.

  • Can you tell us a fun fact about yourself ?

I used to play a lot of tennis when I was a kid up until my sophomore year of high school when my grades were too bad to be on the team. There was a guy named Tariq that gave inner city kids from low income families free lessons and he was my coach. Amazing human being. He was kind of like a father figure to me. He’s the guy who says « What frees you is awareness » on the « Tariq Abdul Hamid » interlude on my album ‘The Ocean‘.

Websitehttps://beulahrecords.com/

 


 

Pour la sortie de son nouvel album « The Way Through », le rappeur DECA nous parle de ses premières influences, de sa vision du monde actuel et imagine son futur.

 

  • Peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ? 

Je suis rappeur, producteur et artiste plasticien, originaire de Denver dans le Colorado. Je vis actuellement à New York. 

  • Qu’est ce qui t’as donné envie de commencer le rap ?

J’ai écrit mon premier couplet en 96. À l’époque, j’étais influencé par les artistes que j’écoutais et par ceux qui sortaient à ce moment : Busta Rhymes  « The Coming », Wu-Tang Forever « Beats Rhymes and Life« , Nas « It Was Written ». Quand j’écoutais ce qu’ils faisaient, je voulais faire la même chose. Non pas comme quelque chose de sérieux mais plutôt pour m’amuser.

De plus, un ami d’enfance nommé Jama m’a fait découvrir le freestyle et c’est devenu mon quotidien au lycée et au début des années 2000. Faire du freestyle et de la musique. 

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  • Écris-tu de la même manière que tu dessines ? 

Non, je dirais que je prends l’écriture et la musique beaucoup plus au sérieux que le dessin et la peinture. L’art plastique est une sorte de méditation pour moi contrairement à la musique, que je peaufine beaucoup plus. Le procédé est pourtant assez similaire. J’ai une grande liberté d’association et de travail avec tout ce qui m’entoure. 

  • « The Way Through » est ton 4ème album, l’as-tu produit de la même façon que les autres ou tu avais un objectif différent ?

À vrai dire, c’est mon 6ème album solo mais les deux premiers ne sont pas disponibles en ligne. 

Je pense qu’ils sont tous un peu différents. Pour cet album, j’ai utilisé le même matériel que d’habitude, mais on apprend toujours de nouvelles techniques au fur et à mesure. Les goûts changent aussi, donc je pense que les sons et les ambiances de mes albums diffèrent de l’un à l’autre. Mais ils sont aussi très similaires sur beaucoup de points. 

  • Penses-tu qu’il y ait toujours « a way through » (un chemin à travers) ? 

Oui. Je pense qu’on ne le voit pas toujours, quand on souffre de quelque chose, mais je suis certain que des portes s’ouvrent à des endroits où l’on voyait des cages. 

Cependant, nous ne sommes pas souvent dans la bonne situation spirituelle ou psychologique pour les voir s’ouvrir. 

  • Que penses-tu des récents événements aux États-Unis ? 

Je pense que l’on vit dans une période sombre et chaotique ; pas seulement aux États-Unis, mais dans le monde entier, car ça n’a pas commencé avec l’administration américaine actuelle. Je pense que les gens sont indignés à juste titre, mais ils sont trop occupés à pointer du doigt un bouc émissaire au lieu de regarder les problèmes plus importants, cachés juste derrière un écran de fumée. 

Ensemble, nous forgeons aveuglément en détruisant le monde par la même occasion. 

Mais d’un autre coté, les meilleurs changements arrivent parfois après un temps de chaos. Pourtant craintif, je pense qu’il faut le chaos pour faire émerger un renouveau. 

  • Où te vois-tu dans 10 ans ? 

Je n’en ai aucune idée. Heureux et marié, continuant de faire ce que j’aime faire et gagnant ma vie en le faisant. 

  • Une petite anecdote ? 

Je jouais beaucoup au tennis quand j’étais petit, jusqu’à ma deuxième année de lycée où mes notes étaient trop mauvaises pour que je puisse intégrer l’équipe. 

Mais il y avait un mec appelé Tariq qui donnait des cours gratuits aux jeunes issus de familles modestes et c’était mon coach. Un mec incroyable. Il était un peu ma figure paternelle. Et c’est lui qui dit : « What frees you is awareness » sur l’interlude « Tariq Abdul Hamid » de mon album ‘The Ocean‘.

Site webhttps://beulahrecords.com/

HAUTE

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Un très beau projet made-in-France porté par deux amoureux de musique ayants grandi aux États-Unis. Anna Majidson est passionnée de jazz et Romain Hainaut de hip-hop, donnant naissance à Haute.

C’est au sein de l’université canadienne McGill à Montréal que le projet est né. Étudiants tout deux la musique et la philosophie, ils se rejoignent dans un projet haut en couleur, aux sonorités hip-hop/R’n’B.

Avant Haute, Anna était chanteuse et guitariste dans son propre groupe de Gypsy jazz puis elle se tourna vers le R’n’B et la Soul, et Romain était beatmaker. Au fil du temps il a pu mixer avec des artistes comme Synapson, Darius, A-Trak ou encore KlangkarusselLeur duo de haute-couture permet l’assemblage d’une excellente qualité vocale avec des productions travaillées qui plaisent et pourront s’adapter à de nombreuses circonstances.

Depuis leur premier single Down en 2014, Haute a sorti plusieurs titres et 2 EPs (2015/2016). Leur dernière bombe Shut me Down annonce peut-être la couleur d’un prochain album, enfin, on espère.

 

Macédoine

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C’est dans la tête du jeune Jean-Philippe Lepage que le projet Macédoine a pris naissance, il y a quelques années. Cet auteur-compositeur-interprète québecois s’est entouré de très bon musiciens de l’université de Laval, pour produire des compositions funs et sympas.

On aurait pu croire que les paroles (ils ont un accent, non?) auraient été difficile à assurer, mais la maîtrise des textes ainsi que du rythme ‘groovy’ nous fait apprécier cette belle idée.
Se définissant comme un groupe de funk-rock baignant dans le hip-hop, ils nous rappellent cependant que le seul mot d’ordre reste le « groove ».

Leur premier album «  » est une production à l’ambiance bon-enfant, enregistré dans une cuisine, et qui sent bon le Québec.

Un petit plaisir pour un groupe atypique, mais très doué.

Petit kiffe pour ‘Dandine.

JP Manova (Interview)

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Souvent appelé « le secret le mieux gardé du rap français », JP Manova sort enfin son premier album 19h07 après de longues années d’attente.

En effet, 20 ans après ses premiers titres aux cotés de Doc Gynéco ou encore Flint, l’homme de l’ombre nous offre aujourd’hui un album qui sent bon le rap français et la maîtrise du texte. Nous avons eu la chance de le rencontrer à la suite de son concert à La Cave aux Poètes (Roubaix) pour qu’il nous livre, lui même, sa vision du rap. Je vous laisse donc en sa compagnie pour apprécie le grand départ d’un rappeur old-school.

Rembobinons toute l’histoire et revenons au début. Dans ta jeunesse, quelles ont été tes premières expériences musicales ?

– Étant Caribéen, j’ai reçu plusieurs influences musicales dans mon enfance. Mes frères et sœurs écoutaient de la new wave et des choses plutôt actuelles, ma mère écoutait du jazz et de la soul, et moi j’aimais bien la musique classique.

– Et le rap dans tout ça ?

– Je pense qu’il y a des gens qui entendent des sons dans leur tête, d’autres pas. J’ai fais des rencontres très tôt dans la musique avec des personnes comme Doc Gynéco ou Mc Solaar qui étaient très influent à l’époque, j’ai donc trouvé des aptitudes à pouvoir faire ça, et j’ai postulé à tous les concours de circonstances.

– Mais pourquoi, alors que tu étais soutenu par les plus grands, as-tu attendu aussi longtemps avant de sortir ton 1er album ?

– Cet album est là grâce au vécu, aux voyages et au travail. Le rap est un style musical, qu’on le veuille ou non, qui a un aspect plutôt sociale, on ne parle pas de n’importe quoi. Et même si j’ai tendance à ne pas vouloir être enfermé dans des cadres qui répondraient aux obligeances du style, on constate que traditionnellement et culturellement le rap est une musique qui dit quelque chose, et je ne pense pas que tu puisses dire grand chose si tu n’as pas vécu grand chose.

– Penses-tu que tout artiste devrait attendre 20 ans avant de se lancer ?

– Non, je pense qu’il faut attendre d’être prêt. Selon les gens ça peut varier.
Aujourd’hui, je sors de scène et je vois des gens qui me disent : « Ça fait longtemps qu’on attend ça ! » et je pourrais me demander si je me suis trompé, si j’ai mal fait ou bien fait d’attendre, mais je ne me pose pas la question. Je fais parce qu’un moment je me suis senti prêt à le faire.

– Qu’as tu appris durant cette (très) longue réflexion et qui ta inspiré pour cet album ?

– J’ai compris que la seule chose qui nous rapproche tous, au-delà de nos différences, c’est le temps. Et j’en suis arrivé à la conclusion : « qu’est ce que tu fais de ton temps ? comment tu l’emploies ? » et j’associe l’utilisation du temps à la liberté. Comment utilises-tu ta liberté avec le temps que tu possèdes ?

– Tu commences la musique à l’époque d’MC Solaar et sort ton album à celle de Maître Gims, que penses-tu des rappeurs « commerciaux » actuels ?

– C’est une question très subjective, mais au lieu d’être spectateur d’un spectacle qui me désole, j’ai préféré être acteur d’un spectacle que je monte, où il y a peut être moins de gens mais qui est en pleine éclosion et qui me rassure en tout cas.
Après je ne suis pas sûr qu’on fasse le même métier. Je fais de la musique, je me sens profondément musicien et j’ai donc un devoir de responsabilité de ce que j’envoie dans ma musique et dans mes textes, et le devoir de faire passer un bon moment au public qui vient me voir sur scène.
Je ne suis pas sûr que beaucoup de rappeurs aient cette même approche, mais je ne les blâme pas pour autant parce qu’ils ont des réponses à leurs calculs.

– Que fais-tu à 19h07 ?

– La même chose que toi (rire) !
19h07 c’est une manière d’arrêter le temps, de dire : « on pose les bases, on arrête les montres et on se met tous à la même heure ». J’ai passé beaucoup de temps à entendre des gens qui me disaient : « Ah c’est dommage, tu as raté ta chance ! Toi en plus tu as du talent et tu n’as rien sorti ! ». Soit c’est trop tard soit c’est trop tôt, et cette heure veut dire que je suis maître de mon propre temps, et même si je ne peux l’arrêter, je m’inscris dedans.

– Pour conclure, est-ce que cet album marque le grand départ de JP Manova, avec la sortie future de nouvelles productions ?

– Je suis sur ma lancée mais je n’ai pas de plan de route précis, mis-à-part la ré-édition de l’album en décembre avec 5 nouveaux titres que j’ai vraiment envie de présenter au public.
Il faut savoir que je n’ai pas mis 20 ans à faire cette album, car j’en ai plusieurs dans la soute, mais j’ai effectivement mis longtemps à comprendre l’intérêt de tout ça et aujourd’hui je suis prêt à continuer dans cette voie.

Zach Taylor

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Zach Taylor est un jeune homme de 19 ans vivant à Nashville. Né dans l’État de Washington, il passa son enfance à imiter les plus grands rappeurs et sa jeunesse à écrire des textes de rap comme dissertations d’anglais.
Cet enfant prodige mit en musique ses propres mots pour en ressortir un hip-hop pensif et motivant.

Zach s’est alors lancé dans un « debut » projet, nommé Soul Rap, rassemblant 14 titres variés et travaillés. Son flow maîtrisé est le fil conducteur de ses productions qui montre une grande maturité et un futur assuré.

il vous comblera avec une ambiance douce et moelleuse (‘White Flag‘),
rythmera tranquillement votre aprèm (‘Love & Death – Live Radio‘),
ou ambiancera vos soirées (‘Playing with Fire‘).

Télécharge Soul Rap gratuitement ICI.

Mura Masa

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Bienvenue en Angleterre. C’est ici que le jeune Alex Crossan (19 ans), aka Mura Masa, est producteur, chanteur et beatmaker depuis plusieurs années. Ce garçon du Sussex, qui grandit entouré d’instruments, s’est finalement tourné vers le hip-hop et la musique électronique pour notre plus grand bien.

À l’écoute de son album ‘Soundtrack to a Death, il nous surprend par un mélange de beats électroniques bien tranchés, accompagnés d’une série de notes de clavier envoutantes. L’utilisation de sonorités japonaises nous rappelle la scène underground de l’archipel, aussi partagée par des artistes comme Nujabes, mais avec une approche plus électro.

Le résultat est différent pour ce qui est de son dernier EP ‘Someday Somewhere qui flirte plus avec l’atmosphère techno/house, souvent retrouvée dans l’univers « commercial » du moment, mais cela reste acceptable. La qualité de cet album est indéniable et le monsieur nous promet de grandes choses pour la suite.

Laissez-le tourner et appréciez le spectacle.

Son album ‘Soundtrack to a Death‘:

Et son dernier EP ‘Someday Somewhere‘:

Equipto & Otayo Dubb

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Pour suivre l’arrivée de notre nouveau site Label Pépite, nous allons vous présenter deux artistes en un seul article. Je vous parle aujourd’hui d’un album sorti en juillet 2015 qui est le résultat de la collaboration de deux rappeurs américains.

Le premier se prénomme Ilych Sato, plus connu sous le nom d’Equipto, et nous vient de San Francisco. Rappeur et producteur, il a collaboré avec plusieurs groupes et reformé le label de hip-hop Solidarity Records. Bien respecté sur la scène hip-hop de la côte ouest, il a pu travailler avec de nombreux grands noms et finalement terminer avec un album grandiose.
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Le deuxième s’appelle Otayo Dubb, il est aussi rappeur et producteur à Oakland mais sa notoriété est moins étendue.
De son vrai nom Terry Muller, il décrit son style comme « pensif, mais pas prêcheur (…) un peu conscient, et un peu de rue », il veut que ses compositions soient surtout accessible aux types moyens et non à une certaine élite du hip-hop.

C’est donc à l’album Baby Steps qu’ils ont donné naissance le 7 juillet 2015, en revenant à la base du hip-hop de la côte Ouest, avec des textes travaillés et entraînant. Le flow de l’un et l’autre, rythme la musique pour obtenir un ensemble équilibré mais tout en restant varié.
Si le bon vieux hip-hop et votre coté gangsta vous avaient manqué, je vous souhaite un bon retour et une bonne rentrée.

Zerolex

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De l’électronique aujourd’hui avec Zerolex, jeune beatmaker et producteur de 21 ans, nous provenant de l’exotique ville de Besançon. Mr Zerolex est membre du quatuor Cotton Claw et l’un des vrais talents de la scène française.
Seul, il produit une musique aux sonorités envoutante et rêveuse, nous transportant dans un univers électronique à couper le souffle. Chaque détail compte pour Zerolex et on le ressent dès sa première piste. Plusieurs percussions et beats s’entremêlent pour ne former qu’une base incroyable et douce qui ne manquera pas de nous désorienter.

Son premier EP ‘Floating’ est sorti il y a 1 an sur le label Eklektik records, une petite maison de disque basée à Trouville-sur-Mer qui ne produit que de très bon artiste et nous les propose en vinyle.
Sur la scène montante de l’électro/hip-hop, Zerolex est un produit à part entière. En effet ses productions respirent le génie de la composition électronique et de l’originalité que nous n’avons pas entendu depuis longtemps.

Mais en ce moment c’est avec Holy Two, un duo électro-pop de Lyon,  que Zerolex monte un projet nommé ‘Eclipse’ que nous ne devrions pas tarder découvrir. Le teaser de l’album nous annonce un EP aux allures plus pop et langoureuses, mais toujours marquées par la fameuse touche électrique de notre beatmaker français.

Son EP ‘Floating‘ est disponible ICI pour 5 euros :

!!!! MÀJ !!!! : L’intégralité du projet ‘Eclipse‘ avec Holy Two disponible ICI

20syl

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Vous devez sans doute avoir déjà entendu le groupe nantais nommé C2C, 4 fois vainqueur du Championnat du monde du DMC (Disco Mix Club). Composé des fondateurs de Beat Torrent et des 2 acolytes de Hocus Pocus, c’est à l’un d’eux dont on va s’intéresser aujourd’hui.
20syl (Sylvain Richard) rapper et DJ nantais, est en effet, ancien beat maker du groupe Hocus Pocus et l’un des 4 DJs de C2C.
Grâce à ses débuts très jeunes dans le monde la musique et sa participation dans plusieurs groupes de style diffèrent, 20syl nous produit un son riche en mélange sans oublier la qualité.

Ne faisant que de très bons remixes a coté de ses groupes, ce n’est qu’en juin 2014 qu’il sort son premier EP intitulé «Motifs». On peut ressentir l’aspect très C2C qu’il en ressort avec de gros beat bien marqués, ainsi qu’une alternance rapide de sons et de scratch qui nous affecte, sans nous perdre.

Maintenant reste à savoir si le style de ses morceaux, peut être trop fermé pour le moment, est capable d’évoluer et si le public sera là.

Voici 7 petits remixes de sa production :

RJD2

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Ramble John (RJ) Krohn a composé ses premières musiques à Columbus dans l’Ohio, il y a maintenant 21 ans. Commençant tout d’abord par produire des mixes de raps, il sort son premier album en 2001 en liant ses instrumentaux aux voix de rappeurs undergound. Mais ce n’est qu’en 2002 que RJD2 dévoilera son premier album Deadringer incluant ses propres compositions. La variété de styles dans ces dernières est évidente: électronique, rock et pop sont à l’honneur, sans oublié l’empreinte hip/hop, indissociable de l’artiste.

Enchaînant les LPs et les shows, RJD2 arrive à se fait une belle place et compose même le générique de Mad Men en 2006 (A beautiful mine).

Pouvant être comparé à Wax Tailor ou Amon Tobin par son évolution pop-éléctro depuis l’album The Third Hand en 2007, RJ est considéré comme un compositeur de grand talent. Et c’est en 2009 qu’il créé alors sont propre label Electrical Connections et collabore avec de grands artistes.

À ce jour, son dernier album More is than isn’t, sorti en 2013, combine plusieurs variétés de genres musicaux pour que tout le monde puisse trouver son bonheur et/ou découvrir l’univers d’un artiste (très) spécial.

Une petite playlist pour un petit avant goût :

The Cancel

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Prenez un piano au rythme jazzy, des voix envoutantes, un saxo magnifique, rajoutez un beat hip/hop et vous aurez le duo The Cancel.

Andrey Zelenskiy et Dmitriy Fedysiv sont deux Ukrainiens amoureux de musique et d’anachronisme. À la première écoute, on se croirait dans les années 50, puis intervient ce beat hip/hop qui nous fait revenir aux compositions actuelles, plus modernes et entraînantes.

La musique nous invite au calme et l’envie de nous en griller une, allongé dans l’herbe, nous traverse (à peine) l’esprit. Une batterie bien maîtrisée remplace parfois le tempo branché habituel, mais le morceau n’en perd pas sa substance hip/hop – jazz si appréciable.

The Cancel a sorti en 2011 son premier album Diversity et 2 ans après, son quatrième et dernier album Night Light, vendu seulement 5 dollars sur leur site.

Très peu présents dans les médias, ces deux artistes méritent, selon moi, une plus grande reconnaissance de leur admirable talent.

Écoutez, appréciez, partagez !

Leur album Night Light (2013) disponible ICI :

MàJ : Leur tout dernier album No Way To Say (2015) disponible ICI :

Atmosphere

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Composé du rapper Slug (Sean Daley) et du DJ/producteur Ant (Anthony Davis), Atmosphere impose clairement son style hip/hop aux sonorités pop. Venant d’un milieu difficile de Minneapolis, Slug s’est alors intéressé au hip/hop pour surmonter les épreuves et exprimer ce qu’il a au plus profond de lui. Son parcours se ressent dans ses textes, à la fois intenses et recherchés, mais aussi très bien rythmés.

Leur huitième et dernier album, Southsiders, sorti en mai 2014 nous emmène dans un long voyage de 20 titres aux instrus excellentes et au flow paisible et critique de Slug. Dans cet album, le duo a voulu évoquer les multiples problèmes qui nous entourent avec un soupçon de malice et de fines métaphores.

Depuis leurs 3 derniers albums, Atmosphere se rapproche d’un style pop qui lui convient assez bien, mais que certains critiquent. Dans Southsiders, les notes de pianos, la guitare wah-wah ou la batterie rock nous démontre clairement cette évolution qui, dans tous les cas, nous donne un album de très bonne qualité.

À vous de juger.

3 titres extraits de l’album Southsiders :

Akua Naru

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Du hip-hop à l’ancienne. Voilà comment résumer le ton de l’artiste Akua Naru. Cette Afro-Américaine, originaire du Connecticut, nous offre des morceaux aux mélanges hip-hop, soul traditionnel, blues, jazz et sons d’Afrique de l’Ouest.

Doucement, les paroles s’enchainent nous propulsant dans un imaginaire calme et paisible, et où chaque mot résonne sereinement dans notre tête.

Contrairement aux grandes productions de rap actuelles, Akua Naru revient aux origines du hip/hop old school et ravira les adeptes de l’ancien temps.

N’ayant sorti qu’un seul album en 2011, Akua Naru est actuellement en tournée dans toute l’Europe nous promettant des Lives plus qu’admirables.

SoulChef

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Venu directement de Nouvelle-Zélande, SoulChef est un producteur de hip-hop originaire d’Auckland. Alliant les sonorités jazz, soul et hip-hop, SoulChef produit d’excellente musique chill qui raviront les adeptes de rap mais aussi de jazz.

Il ne se contente pas seulement de composer ses propres sons, mais il produit également d’autres artistes du même genre (plus d’infos sur son site).

Soulchef a depuis produit cinq albums en son nom, dont un en exclusivité au Japon.

Je vous laisse découvrir ce petit artiste aux grandes qualités.